Le premier trimestre 2018 en un coup d’œil

 

Évolutions sur les marchés

Au premier trimestre de 2018, il semble que l’économie mondiale ait atteint le sommet du cycle, même si la croissance reste robuste.

Les chiffres sur la production industrielle, ainsi que les indicateurs de confiance des producteurs et des consommateurs, ont laissé apparaître une baisse limitée. Les autres chiffres économiques affichent plus d’éléments négatifs que positifs. Cela ne veut pas dire qu’une récession mondiale est à nos portes – mais bien que la volatilité sur les marchés d’action a fait son retour après plus de deux ans d’absence. La ligne ascendante de plusieurs années a en tout cas été brisée au cours du trimestre écoulé. Les risques pour la croissance sont avant tout de nature géopolitique. Une guerre commerciale est toujours à craindre et les tensions entre la Russie et les États-Unis sont plus élevées que ce qu’elles ont été depuis des années.

Les cours des actions ont baissé partout dans le monde au premier trimestre, ce qui a mis fin au rallye des années précédentes. Le sentiment du marché a été mis à mal en mars après que le président Trump ait annoncé l’instauration de droits d’importation sur l’aluminium et l’acier. Les taux obligataires ont été relativement volatils au cours du trimestre écoulé, sur la base des attentes du marché vis-à-vis de la politique monétaire des banques centrales. La large hausse des taux d’intérêt sur les obligations d’État en janvier s’est arrêtée en février après la publication des chiffres macroéconomiques décevants. En mars, les taux d’intérêt ont poursuivi leur recul, sous le niveau de début janvier. Cela a entraîné un résultat positif de 0,7 % pour le marché obligataire dans son ensemble en Europe.

Gestion durant le premier trimestre

Les ajustements à la hausse des attentes de chiffre de bénéfice des entreprises semblaient plutôt limités et la nervosité régnait sur les marchés. En conséquence, une position neutre a été maintenue en action au sein des portefeuilles en gestion durant le premier trimestre. En considérant les taux bas et notre scenario de taux qui montent, les obligations restaient sous-pondérées dans notre gestion des portefeuilles. 

Les investissements

Grandes entreprises

Une nouvelle fois, le secteur IT a été le secteur le plus performant de par le monde. La forte croissance économique a conduit les entreprises à investir toujours plus dans la technologie en général, et dans le cloud computing en particulier. Cela a entraîné de fortes hausses de cours d’entreprises comme Adobe Systems, Red Hat et Cisco Systems. De même le fabricant de semi-conducteurs Taiwan Semiconductor Manufacturing a profité de la poursuite de la transition numérique.
Dans les autres secteurs, les évolutions de cours ont été décevantes. Les cours ont surtout baissé pour les actions des médias importantes pour le compartiment. Il n’y a pas eu de modifications dans le portefeuille au cours du premier trimestre.

Petites et moyennes entreprises

Ce sont les actions du thème ‘Individus en bonne santé’ qui ont affiché la meilleure prestation. Les actions du thème de la ‘Protection du climat’ ont affiché une image partagée. D’un côté, de fortes hausses ont été réalisées par les fabricants d’onduleurs, mais l’évolution des cours des entreprises d’utilité publique vertes a déçu. Dans le thème de la ‘Planète propre’, beaucoup d’actions des entreprises spécialisées dans le recyclage et l’épuration des eaux et de l’air ont baissé plus que la moyenne de marché. L’exception positive a été Xylem, qui a vu un carnet de commandes bien rempli se traduire en une hausse du cours. Beaucoup d’actions dans le thème des ‘Leaders RSE’ ont vu leur cours baisser, le plus souvent comme conséquence du sentiment boursier négatif. 

Obligations

Au cours du premier trimestre, le compartiment a maintenu sa position surpondérée en obligations d’entreprises et de parastataux. La position sous-pondérée en emprunts d’État a été maintenue. Les remboursements ont été surtout réinvestis en obligations d’État allemandes liquides. Le compartiment a également participé au cours de cette période à l’émission de la première obligation verte de l’État belge. La position en Saint-Gobain a été intégralement vendue, et celles en Heineken, KFW et la banque hollandaise Waterschapsbank, en partie.  

Placements alternatifs – Énergie renouvelable

Pour la première fois en neuf mois, les prévisions tablent sur une hausse des prix de l’électricité, après une série d’ajustements à la baisse. Cette évolution, qui couvre la période allant jusque 2025, découle d’une hausse des prix des émissions de CO2 en Europe et de prix du gaz plus élevés. Au-delà de 2025, les prévisions sont en ligne avec celles du quatrième trimestre 2017. La révision à la hausse des prix de l’électricité a entraîné une augmentation de la valeur des investissements du fonds.
Le fonds a accru sa participation dans la société belge Silvius Sun, qui devient ainsi le plus important projet en énergie solaire photovoltaïque du portefeuille. La dépendance de Silvius Sun vis-à-vis des prix du marché pour l’électricité est limitée si bien qu’elle génère un flux de revenus relativement stable pour le fonds.
Le parc éolien allemand Amöneburg, acquis au trimestre précédent, a enregistré un départ fulgurant, générant sur la période écoulée 20% d’électricité en plus qu’escompté.

Placements alternatifs - Microfinance

Le rendement au cours du premier trimestre de cette année est principalement imputable aux revenus d’intérêts et à la réévaluation à la hausse des participations en portefeuille. La volatilité sur les marchés des changes a persisté ; le dollar américain a encore perdu 2,3% de sa valeur par rapport à l’euro au cours de la période considérée. La plupart des autres devises en portefeuille ont également été dévaluées par rapport à l’euro. Les fluctuations ont été partiellement compensées par des contrats de couverture.
Le portefeuille s’est bien développé au premier trimestre, avec trois nouveaux investissements : Improsa au Costa Rica, ainsi que Fusion Microfinance et Capital Float en Inde. Durant cette même période, le fonds a investi 23,9 millions d’euros sous forme de prêts et de fonds propres dans 17 institutions financières.