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La référence en matière de soins de santé

Une fusion privé-public dans le secteur des hôpitaux

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Avec près de 2.400 collaborateurs, 280 médecins et 25.000 admissions par an, le Centre hospitalier de Wallonie picarde est l’un des plus grands hôpitaux de Wallonie. Il répartit ses activités sur 4 sites hospitaliers à Tournai et un centre de consultations à Péruwelz. Nous nous sommes entretenus avec Pierre Tempels (Directeur) en Frédéricq Wattecamps (Directeur Financier).

Qu'est-ce qui rend le CHwapi si particulier dans le secteur hospitalier ?

PT : Nous sommes nés de la fusion de tous les hôpitaux de la région de Tournai. Initialement, cette ville comptait plusieurs hôpitaux qui appartenaient à des réseaux différents. Une certaine concurrence régnait entre eux. On y retrouvait un hôpital du CPAS et un autre d'une ASBL qui était liée à la province du Hainaut. En outre, une clinique avait été créée par les mutualités socialistes et enfin une autre avait été établie par la mutualité chrétienne.

PT : Depuis les années quatre-vingt, le monde hospitalier ne cesse d'évoluer. Les autorités fédérales ont imposé des normes en matière de taille minimale et de financement. C'est dans ce contexte qu'un mouvement de fusion a vu le jour à Tournai et à la fin des années nonante, on y dénombrait encore trois hôpitaux. Lorsqu'en 2003, l'hôpital public a été en proie à des difficultés financières, le bourgmestre de Tournai a appelé les représentants des autres hôpitaux à s'asseoir autour d'une même table. Il nous a été demandé de tenter de trouver une solution ensemble. Cette collaboration ne fut pas de tout repos, étant donné qu'il était question d'institutions publiques et privées et que des divergences idéologiques et philosophiques prévalaient. Pourtant, nous sommes parvenus à surmonter ces écueils et nous avons décidé de conjuguer nos efforts et de travailler ensemble à l'avenir.

PT : En 2010, tous les hôpitaux ont fusionné au sein de l'ASBL CHwapi. Cette ASBL est le fruit d'une collaboration entre les deux mutualités. Du jamais vu ! Les forces progressistes et les autorités régionales ont eu à cœur de se départir des rivalités traditionnelles et d'unir leurs forces. Un projet commun qui vise le bien-être général de la population a été mis sur pied.

PT : Nous sommes un hôpital privé, mais tout le monde peut y être soigné. Nous sommes en mesure d'offrir des soins aux tarifs de l'INAMI. Cet hôpital poursuit une visée sociale évidente.

Pour quel projet le CHwapi a-t-il sollicité un crédit auprès de la Banque Triodos ?

FW : Pour l'heure, nous sommes propriétaires de trois des quatre sites. Le site qui ne nous appartient pas sera fermé dès lors que les travaux de construction sur le site de « l'Union » seront terminés. Pour le moment, nous rénovons en profondeur les bâtiments existants sur ce site et nous allons bâtir de nouvelles installations sur le terrain adjacent. Depuis le mois de juin, une unité de soins entièrement rénovée est opérationnelle sur ce site. D'ici à la fin de l'année, les travaux dans deux autres unités devraient être achevés et les deux unités restantes seront terminées l'une après l'autre au cours des deux années suivantes. Pour 2015, une nouvelle maternité ouvrira ses portes sur le site de « l'Union », il y aura de nouvelles salles d'opération et le service des urgences sera en activité.

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« Pendant tout le développement du projet, vous formez un partenariat. C'est ce que l'on a ressenti avec la Banque Triodos. Puisqu'il s'agit d'un grand projet pour la Banque Triodos et que cette banque est relativement nouvelle dans ce secteur, une relation privilégiée se tisse. » 

 

Comment vivez-vous la collaboration avec la Banque Triodos ?

PT : Nous avons élaboré un plan financier après de nombreuses négociations avec les banques. Trois grandes banques, dont la Banque Triodos, ont conjointement soumis une proposition pour le financement de la deuxième partie du projet. À l'époque, la Banque Triodos était un nouvel acteur dans le secteur. Mais nous avons directement ressenti une affinité et noué une bonne entente. Après tout, Triodos est fortement engagée dans le secteur social marchand. Elle a directement bien saisi notre objectif : être le meilleur hôpital de la région. Notre engagement social partagé fait de nous de bons partenaires. Dans ce domaine, nous avons ressenti une grande différence avec d’autres banques.

FW : Finalement, la relation avec une banque est une relation à long terme. Pendant tout le développement du projet, vous formez un partenariat. C'est ce que l'on a ressenti avec la Banque Triodos. Puisqu'il s'agit d'un grand projet pour la Banque Triodos et que cette banque est relativement nouvelle dans ce secteur, une relation privilégiée se tisse. De surcroît, nous entretenons de bons rapports avec la banque, car nous sommes attachés aux mêmes valeurs : attachement vérifié par exemple par le choix d'une utilisation durable des matériaux, ou le recours à des fournisseurs de la région.