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Découvrez comment votre épargne ou vos placements peuvent définir le monde.

Vous définissez le monde dans lequel on vit

Pourquoi accepter une image négative du monde quand on peut le voir positivement ? De plus en plus de gens, d’organisations et d’entreprises se développent dans le respect de l’homme et de l’environnement. Ensemble, ils contribuent ainsi à une croissance positive, où rendement financier rime avec rendement sociétal.

C’est dans cette optique que la Banque Triodos a été créée en 1980. Pour améliorer grâce à l’argent notre qualité de vie et notre dignité humaine. Car l’argent est un outil puissant. Alors, confiez votre épargne ou vos placements à ceux qui les utiliseront à bon escient. À la Banque Triodos. Ensemble, nous façonnons le monde. Pas par hasard, mais par un choix conscient.

6 histoires pour découvrir comment votre argent peut définir le monde.

Nelson Canal

Un quartier renaît grâce à la rénovation d’un immeuble

Fortech
Wase Wind

Comment l’énergie éolienne fédère une communauté

Ferme
Nos Pilifs

Concilier objectifs sociaux et logique économique

Belvas

Pralines de qualité et production équitable dans un même moule

Interface

Réduire l'empreinte écologique grâce à un design fonctionnel

WhiteWave Foods

Comment l'alimentation végétale stimule la consommation durable

Découvrez d’autres histoires

Des idées et des opinions sur une approche différente du métier de banquier avec le magazine en ligne de la Banque Triodos

Nelson
Canal

Un quartier renaît grâce à la rénovation d’un immeuble

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Depuis 2013, le quartier de Molenbeek-Saint-Jean bordant le canal vit au rythme du nouvel hôtel à petits budgets, Meininger. La rénovation très réussie de l’ancienne brasserie Belle-Vue, réalisée par la société Nelson Canal et financée par la Banque Triodos, démontre que rentabilité et durabilité peuvent aller de pair.

Les performances énergétiques du parc immobilier jouent un rôle important dans la lutte contre le changement climatique. Grâce à la réduction de la consommation énergétique des bâtiments, l’immobilier durable contribue à limiter le réchauffement de la planète. La rénovation écoénergétique n’est cependant pas la seule dimension de l’immobilier durable : celui-ci remplit également d’importantes fonctions sociale et culturelle. C’est la raison pour laquelle la Banque Triodos a délibérément inclus l’immobilier durable dans ses secteurs prioritaires pour l’octroi de crédits. De cette manière, l’épargne confiée à la Banque Triodos génère un impact immédiat sur l’environnement et la société.

Une nouvelle vie dans la brasserie

Dès le départ, Le promoteur Jean-Paul Pütz avait une vision claire de la nouvelle destination à donner au bâtiment Belle-Vue laissé à l’abandon. Motivé par son potentiel architectural, il était bien décidé à préserver le caractère d’origine de cet immeuble de 1913. « Convertir les lieux en un hôtel nous semblait l’étape suivante la plus logique », souligne Jean-Paul Pütz, un entrepreneur pur jus. « Notre approche consistait à proposer une offre novatrice aux jeunes et aux familles. Le confort est comparable à celui d’un hôtel trois étoiles classique alors que les prix sont très démocratiques. » Sa vision de chambres à petits budgets, dans des quartiers animés et diversifiés, a séduit le groupe hôtelier allemand Meininger, qui exploite aujourd’hui l’hôtel.

La transformation de l’immeuble en un bâtiment écoénergétique a été rendue possible, notamment, grâce à son isolation thermique et à une importante installation de panneaux solaires sur le toit. Celle-ci devrait couvrir jusqu’à 30% de la consommation énergétique du bâtiment. Un investissement capital, selon François Jacquet, Sector Head Real Estate & Infrastructure à la Banque Triodos :

40%
“Le parc immobilier absorbe actuellement 40% de toute l’énergie produite. L’impact d’une réduction de la consommation énergétique des bâtiments dans la lutte contre le changement climatique est donc énorme.”

Donner plus d’attrait à Molenbeek

Le concept d’immobilier durable va bien au-delà de la simple rénovation écoénergétique car les bâtiments remplissent également d’importantes fonctions sociale et culturelle. La rénovation du bâtiment Belle-Vue a donné un nouveau visage à ce quartier bordé d’eau et quelque peu laissé pour compte, favorisant ainsi le renouveau de la zone du canal. C’était bien là l’objectif de Jean-Paul Pütz : donner une impulsion positive à la vie sociale dans le quartier. Les touristes découvrent de bonnes adresses dans le coin et y font souffler un vent nouveau.

L’embellissement urbain contribue à une amélioration du sentiment de sécurité, génère de nouvelles opportunités d’emplois et stimule également l’utilisation des transports publics, notamment grâce au système de location de vélos Villo. L’hôtel est devenu un lieu de rencontre qui renforce le tissu social à Molenbeek.
La combinaison des aspects économiques et écologiques avec des fonctions sociale et culturelle a été imaginée dès l’entame du projet. Et Jean-Paul Pütz a trouvé un partenaire naturel en la Banque Triodos pour soutenir cette approche intégrée.

Une vision claire de l’immobilier durable

François Jacquet Avant qu’une demande de crédit ne soit examinée sous l’angle financier, la Banque Triodos évalue le caractère durable du bâtiment concerné. Le secteur de la construction jongle avec un grand nombre de labels pour analyser les projets. François Jacquet insiste sur le fait que la Banque Triodos fonde sa vision durable de la construction et de la rénovation sur un modèle qu’elle a elle-même développé : « L’immobilier durable en tant que tel n’existe pas car les exigences dans ce domaine sont en perpétuelle évolution. La Banque Triodos analyse la durabilité d’un bâtiment au travers de 28 questions, en étroite concertation avec le client crédit. C’est ce qui fait de chaque dossier de crédit une expérience enrichissante pour nous aussi. » Dans le projet Nelson Canal, plusieurs éléments permettaient au bâtiment d’affronter les défis futurs : une utilisation plus efficace de l’énergie, l’accent mis sur les transports publics, le choix de matériaux durables, mais également l’implication locale et la valorisation du quartier. L’expertise de la Banque Triodos consiste à trouver le juste équilibre entre ces différentes forces : écologiques, culturelles, sociales et économiques.

La Ferme
Nos Pilifs

Concilier objectifs sociaux et logique économique

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La Ferme Nos Pilifs est une exploitation agricole “urbaine” orientée vers le développement durable. Située dans un écrin de verdure, en Région bruxelloise, elle opère comme entreprise de travail adapté depuis 1984, proposant des emplois valorisants à des personnes porteuses d’un handicap. Outre une jardinerie et une entreprise de jardin écologique, La Ferme Nos Pilifs dispose d’une ferme d’animation, d’un estaminet, d’un centre de manutention, d’une épicerie vendant entre autre les fruits récoltés sur place et d’une boulangerie artisanale proposant du pain bio fait maison. Ces différentes activités sont adaptées aux capacités de chaque travailleur, et chaque emploi doit avoir une dimension sociale, générer des revenus suffisants et s’inscrire dans un cadre respectueux de l’environnement.

L’économie sociale accorde une place prépondérante à ces valeurs sociétales dans l’exercice d’activités économiques. La Banque Triodos soutient les entreprises et organisations qui contribuent à une société inclusive par l’intégration sur le marché du travail de groupes défavorisés, comme les personnes avec un handicap. Le défi consiste à concilier ces objectifs sociaux avec une logique économique. La Ferme Nos Pilifs perçoit un grand potentiel dans le développement de partenariats avec des entreprises locales.

Valeur ajoutée

La ferme emploie actuellement 170 personnes, dont 140 avec un handicap léger. Donner un emploi aux personnes porteuses d’un handicap et les valoriser socialement cadre parfaitement avec les principes de base de l’économie sociale - un secteur dans lequel la Banque Triodos est présent depuis 20 ans déjà en tant qu’acteur financier. Jan Depoortere, expert dans ce domaine à la Banque Triodos, précise : “Ce sont des préoccupations sociales, et non une logique commerciale, qui guident les entrepreneurs de l’économie sociale.” Ce même engagement en faveur de la durabilité transparaît également dans les choix écologiques de la Ferme Nos Pilifs. En plus d’avoir construit un bâtiment passif pour son atelier qui se chauffe grâce au déchets de taille broyés, Nos Pilifs exclut tout usage de pesticides et compsoste les déchets de jardinerie.

Les employés de Nos Pilifs ont des contacts réguliers avec les habitants du quartier, qui se rendent jusqu’à la ferme pour se promener en pleine nature ou déguster ses produits. Nos Pilifs a fait de l’ouverture et de la diversification sa marque de fabrique, ainsi que l’explique son directeur Benoît Ceysens, qui parle avec passion de ce projet : “ Nous avons choisi de développer des activités locales, artisanales et de taille réduite, proches des besoins des gens, avec une dimension relationnelle forte et non délocalisable. Mais nous devons aussi rester flexibles et nous adapter à des attentes nouvelles.”

30.0
“Les entreprises de travail adapté constituent un pan important de l’économie sociale. On en dénombre 124 en Belgique, employant plus de 30.000 personnes porteuses d’un handicap.”

Partenaires à part entière

Pour rester des acteurs solides dans une économie en perpétuelle mutation, les entreprises de travail adapté doivent, selon Benoît Ceysens, apprendre à travailler de manière flexible avec l’économie traditionnelle : “ Selon moi, il faut développer un modèle économique inclusif, ce qui impose de réorganiser l’énergie, les emplois et les produits de manière à ce que chacun puisse trouver un travail. Cela suppose de jeter des ponts entre l’économie sociale et l’économie traditionnelle. Réinventer notre manière de travailler : voilà l’enjeu ! ”

Nos Pilifs s’investit énormément afin d’apparaître aux yeux de ses clients comme un véritable partenaire, capable d’apporter une valeur ajoutée. C’est ainsi que la ferme a développé, ces dernières années, d’excellentes relations avec son voisin, le géant de la chimie Solvay. Les travailleurs de Nos Pilifs ont mis en place une gestion plus écologique du parc Solvay et trient le papier, le carton et la frigolite.

Quels sont les principes de base de l’économie sociale?

  • Primauté du travail sur le capital
  • Processus de décision démocratique
  • Intégration sociale
  • Transparence
  • Qualité
  • Durabilité

Fortech
Wase Wind

Comment l’énergie éolienne fédère une communauté

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La Belgique importe plus de 95% de son approvisionnement en énergie primaire. Notre consommation énergétique se compose surtout de combustibles fossiles, qui émettent du CO2 et sont responsables du réchauffement de la planète. De plus en plus de personnes optent, dès lors, pour un nouveau modèle énergétique basé sur la consommation de sources renouvelables, telles que l’énergie éolienne, et sur un ancrage local.

C’est ainsi que les 12 éoliennes de Fortech – Wase Wind, implantées dans le Pays de Waes (Waasland) et dans le Pays de l’Escaut (Scheldeland), produisent de l’électricité verte qui est distribuée localement à 1.500 ménages et entreprises. Les communes sur le territoire desquelles les éoliennes sont implantées bénéficient également de cette électricité verte. La génération d’électricité au moyen d’éoliennes présente plusieurs avantages : cette énergie n’émet pas de gaz d’échappement, ne produit pas de déchet dangereux et est inépuisable. La Banque Triodos investit dans des projets qui misent sur la transition vers une économie pauvre en carbone, où l’implication de la communauté locale joue un rôle important.

Électricité verte au Pays de Waes

Au travers de son “Paquet énergie-climat 2030”, l’Union européenne a posé des jalons vers un système énergétique durable : réduire les émissions de CO2 de 40%, faire diminuer la consommation énergétique et porter la part d’énergie renouvelable à 27%, par rapport à 1990. À cet égard, il n’y a pas que les gouvernements qui jouent un grand rôle. “En tant que banquier durable, nous estimons que c’est notre rôle de stimuler la transition énergétique pour rendre notre société plus durable”, explique Grégory Corbeau, Sector Head Renewable Energy à la Banque Triodos.

Depuis l’octroi d’un crédit bancaire pour la première éolienne de Belgique en 1999, la Banque Triodos a financé pas moins de 234 éoliennes dans notre pays, entre autres celles de Fortech - Wase Wind situées en bordure des autoroutes E17 et E34, dans le Pays de Waes et le Pays de l’Escaut. En tant que producteur d’électricité éolienne, Fortech ne garantit pas seulement une énergie verte, mais entretient également d’étroites collaborations au niveau local via la coopérative Wase Wind. Chris Derde, directeur de Fortech et administrateur de Wase Wind, explique : “Produire 100% d’énergie renouvelable, c’est l’objectif visé. Nous travaillons jour après jour à des objectifs à long terme et trouvons important d’impliquer un maximum de personnes dans nos activités.”

Des circuits courts

La Banque Triodos partage avec Fortech – Wase Wind une vision claire, à long terme, en matière d’énergie durable. Outre l’augmentation de la capacité des sources d’énergie renouvelable, il est important d’investir simultanément dans un système énergétique plus robuste, socialement intégré et équilibré. De nouvelles technologies permettent, par exemple, de relier différents acteurs locaux et contribuent ainsi à la création de circuits courts, efficaces et décentralisés.

L’impact est encore amplifié par un ancrage local dans les villes, entreprises et communautés qui peuvent utiliser l’énergie générée. Des modèles durables comme celui de Fortech - Wase Wind ne se limitent donc pas à la dimension environnementale et misent également sur l’implication sociétale.

Selon la Banque Triodos, le modèle énergétique du futur sera pauvre en combustibles fossiles, robuste et ancré localement.

Power to the People

Power to the People En s’associant dans des coopératives, de plus en plus de consommateurs deviennent eux-mêmes des producteurs d’énergie. Aujourd’hui, la Belgique compte environ 20 coopératives dans le secteur de l’énergie éolienne. Wase Wind fait partie des pionniers : cette coopérative regroupe plus de 1.850 personnes qui investissent ensemble dans leur région. L’électricité éolienne est consommée par les coopérateurs, tant dans les foyers que dans les entreprises locales. Chaque client investit dans la coopérative et perçoit donc une partie des bénéfices. D’un côté, on enregistre de nombreuses initiatives en matière de coopératives d’électricité qui émanent de la population, telles que Wase Wind. De l’autre, les autorités locales étudient comment elles peuvent davantage impliquer les citoyens dans des projets énergétiques participatifs.

Belvas

Pralines de qualité et production équitable dans un même moule

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Saisir des opportunités pour changer le monde, c’est l’essence de tout, selon Thierry Noesen, directeur du chocolatier belge Belvas. En 2005, Belvas a été l’un des premiers chocolatiers 100% fair trade en Europe. Le label du commerce équitable garantit aux consommateurs que les paysans du Sud reçoivent des prix équitables pour leurs matières premières, comme le cacao ou les pistaches. Deux ans plus tard, Belvas a également obtenu la certification bio. Et enfin, la nouvelle usine de Belvas à Ghislenghien a été sacrée par la Commission européenne comme la ”Micro-entreprise la plus écologique d’Europe“.

Le chocolat Belvas ne se distingue pas seulement pour son respect de l’environnement, mais aussi pour le côté sain et naturel du produit. Les pralines ne contiennent aucun colorant, conservateur ou arôme ajouté. Et elles présentent de grandes quantités d’antioxydants grâce à un pourcentage élevé de cacao (au moins 70%). Cette caractéristique reflète la demande croissante des consommateurs pour une production alimentaire plus respectueuse et transparente. L’investissement dans un processus alimentaire écologique, éthique et sain est en phase avec les valeurs de la Banque Triodos, qui a financé le nouveau bâtiment du chocolatier et sa nouvelle ligne de production.

Un cacao qui a un impact

La Belgique est mondialement reconnue en tant que producteur de chocolat et de pralines de qualité. Parmi les chocolatiers belges, Belvas est toutefois la seule entreprise artisanale qui fabrique des produits bio, au départ de matières premières entièrement issues du commerce équitable. Belvas importe, par exemple, du sucre de canne bio du Paraguay, du café de Colombie et des noix de coco d’Indonésie. Pour le cacao, Belvas travaille étroitement avec des partenaires locaux, dont trois coopératives péruviennes : Naranjillo, Acopagro et Divisoria.

La certification Max Havelaar et FLO (Fairtrade Labelling Organisation) garantit que les produits de Belvas sont commercialisés selon les règles du commerce équitable, en pratiquant des prix corrects. Le commerce équitable améliore non seulement les conditions de vie des paysans et de leurs familles, mais également la gestion durable des exploitations sur le long terme. L’entreprise Belvas est attachée au fait que sa croissance provient du commerce équitable.

22 milliard
Chaque année, les consommateurs dépensent, au sein de l’Union européenne, plus de 22 milliards d’euros dans des produits bio, soit en moyenne environ 44 euros par personne.
Source : Organic Data Network

Des consommateurs conscientisés

L’origine biologique des pralines Belvas doit être garantie à 100% pour obtenir la certification de producteur biologique de Certisys. Par exemple, le caramel salé est fabriqué à base de sucre de canne bio, de crème fraîche bio et d’une pincée de sel de Guérande. Environ 55% des ventes de Belvas se font actuellement dans des commerces bio spécialisés en Europe, au Canada et aux Etats-Unis.

Cette prise de conscience de l’importance d’une alimentation saine et transparente explique la demande croissante pour une alimentation naturelle et saine. ” Les consommateurs recherchent de plus en plus des aliments sains. Nos truffes sans sucre remportent, par exemple, un grand succès, mais les évolutions du marché dans ce domaine se passent à une échelle bien plus grande “, souligne Thierry Noesen. La Banque Triodos partage sa conviction que l’alimentation est un facteur déterminant dans de grandes problématiques sociétales telles que l’environnement, l’agriculture durable et la santé.

La micro-entreprise la plus écologique d’Europe

Thierry Noesen Belvas veut toujours aller plus loin dans ses innovations durables. Elle a notamment adopté un certain nombre de mesures écologiques pour son atelier-chocolaterie à Ghislenghien. Actuellement, Belvas est autonome à 50% pour sa consommation énergétique. Cette performance est atteinte grâce à un parc de 396 panneaux photovoltaïques et un système unique qui capte la chaleur de la climatisation. En 2011, l’entreprise a obtenu le prix EMAS de la Commission européenne en tant que ” Micro-entreprise la plus écologique d’Europe “.

Interface

Réduire l'empreinte écologique grâce à un design fonctionnel

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Interface est le leader mondial de la conception et de la production de dalles de moquette haut de gamme pour applications résidentielles et commerciales. Les tapis modulaires d'Interface sont produits et distribués à un niveau régional, utilisent souvent des matériaux recyclés de haute qualité et sont conçus pour durer longtemps. Active dans un secteur généralement très gourmand en pétrole et en énergie, l’entreprise vise, avec son plan Mission Zero, à résorber entièrement son empreinte écologique et à travailler avec de l'énergie 100% renouvelable d'ici à 2020.

Le choix stratégique de processus de production durables - de l’utilisation de matériaux innovants, de moyens de transport efficaces et d’installations sans colle jusqu’à des cycles recyclage de qualité - lui permet de réduire toujours plus son impact sur l'environnement. Triodos Research a évalué Interface pour le compte de Triodos Investment Management (TIM) en fonction de différents critères de durabilité, parmi lesquels la gestion de l'entreprise et son impact sur l'environnement. Satisfaisant à l’ensemble de ces critères, la société a été reprise dans l'Univers d'investissement Triodos. Cette approche vous permet, en tant qu'investisseur durable, de contribuer à une économie où les bénéfices des entreprises ne sont pas réalisés au détriment de la qualité de vie et de l'environnement.

Mission Zero

Dès 1994, après avoir pris conscience de l'impact de l'industrie des tapis sur l'environnement, Ray Anderson, le fondateur d'Interface, a élaboré pour son entreprise une vision en matière de durabilité. Généralement, la production des revêtements de sol requiert une très grande consommation de pétrole, tant du fait des matériaux utilisés qu’en raison de l'énergie requise. Ray Anderson a compris que des changements positifs dans des entreprises mondiales telles qu'Interface pouvaient influencer la durabilité à long terme d'une économie tout entière. « Si une entreprise gourmande en pétrole comme la nôtre peut le faire, n'importe quelle entreprise peut le faire. Dès lors, tout le monde le peut “, avait-il affirmé en 2009.

Avec son plan Mission Zero, Interface s'attache à travailler, d'ici à 2020, en équilibre avec la nature et ce, à l'échelle internationale : son objectif est donc d’évoluer vers un impact et une empreinte nuls. Mieux encore : Interface vise à fournir des contributions compensatoires, par lesquelles l'entreprise restitue davantage que ce qu'elle tire de l'environnement et de la communauté. Mission Zero a défini des objectifs clairs dans sept domaines distincts : de l'élimination des déchets et des émissions nocives à l'amélioration de l'efficacité du transport, en passant par l’engagement de ses collaborateurs.

1 milliard
Fin 2014, les actifs sous gestion des fonds d'investissement socialement responsable de Triodos ont franchi le cap du milliard d'euros.

Recyclage en circuit fermé

L’analyse du cycle de vie moyen d'un tapis démontre que le plus grand impact environnemental est généré lors de l'extraction et de la transformation des matières premières, avant même leur arrivée à l'usine. La charge la plus importante sur l'environnement provient des fils de nylon neufs. Interface s'attache désormais à améliorer ce processus à différents niveaux : par la création de systèmes de recyclage fermés (où de vieux tapis sont transformés en produits de même nature) ou encore par la recherche d'alternatives biologiques au fil nylon.

Dans le cadre de son programme Net-Works, Interface achète des filets de pêche usagés dans des villages de pêcheurs locaux et les transforme en fils à tapis, le design de celui-ci étant inspiré par les figures chaotiques de l'océan. Cette approche stimule le nettoyage des plages et des océans, mais représente aussi un revenu pour des communautés appauvries. Bien qu'en 1994, les objectifs du plan Mission Zero paraissaient excessivement ambitieux, Interface les avait déjà réalisés à plus de 70% à la fin 2014.

Pendant cette conférence TED (Technology, Entertainment and Design), Ray Anderson, fondateur d'Interface et visionnaire, partage sa vision de la logique économique en matière de durabilité.

WhiteWave
Foods

Comment l'alimentation végétale stimule la consommation durable

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Nous sommes 7,3 milliards d'humains sur terre et chaque année, on en compte quelque 80 millions de plus. La croissance de la population mondiale pose de multiples défis en termes d'alimentation globale. La stagnation du rendement agricole et la hausse de la consommation de viande mettent la production alimentaire sous forte pression. L'entreprise américaine WhiteWave Foods offre une solution d’avenir : une alimentation végétale comme alternative saine aux produits laitiers et à la viande, et dont l’empreinte écologique est inférieure de 50 à 75%. WhiteWave Foods est propriétaire de marques comme Alpro et Provamel.

Cette entreprise fait le choix stratégique d'une production alimentaire durable et encourage la consommation durable. Pour Triodos Investment Management (TIM), Triodos Research a évalué WhiteWaveFoods selon différents critères de durabilité, parmi lesquels l'utilisation d'organismes génétiquement modifiés (OGM) et le respect des droits du travail. Satisfaisant à l’ensemble de ces critères, la société a été reprise dans l'Univers d'investissement Triodos. Cette approche vous permet, en tant qu'investisseur durable, de contribuer à une société qui favorise la qualité de vie des populations.

Tout bénéfice pour l'homme et la planète

Si le nom WhiteWave Foods ne vous dit sans doute pas grand-chose, les marques européennes Alpro et Provamel ne vous sont probablement pas inconnues. WhiteWave Foods offre une large gamme de boissons à base de soja, ainsi que des desserts, des margarines et des substituts de viande. L'alimentation végétale réduit l'empreinte écologique de 50 à 75% par rapport à l'alimentation animale puisque sa production requiert moins d'eau et de superficie, et entraîne sensiblement moins d'émissions de CO2. Selon l'entreprise, l'alimentation végétale est également un composant essentiel d'un régime alimentaire sain et équilibré.

Entre 25 et 50% des produits WhiteWave Foods affichent un label biologique. Vu la hausse progressive de la demande de produits bio, l'entreprise s'attache à augmenter encore cette part, notamment par la reprise récente de l'américain Earthbound Farm, la plus grande ferme bio des États-Unis. L'entreprise vise également à réduire les déchets, la consommation d'eau, l'impact sur la biodiversité et l'émission de gaz à effet de serre dans ses usines et ses fermes. WhiteWave Foods a répondu ainsi aux exigences minimales contraignantes de la Banque Triodos. Après une analyse de durabilité, la société a été reprise dans l'Univers d'investissement Triodos.

Une évolution du côté des multinationales

La vision de la Banque Triodos en matière d’investissement s’articule autour de la conviction que les entreprises les plus florissantes réussissent sur le long terme à atteindre un bon équilibre entre résultats financiers et rendements social et écologique. La Banque Triodos considère l'argent comme un moyen permettant de réaliser des changements positifs et d’accélérer ainsi la transition vers une économie durable. Il est donc tout aussi important de prendre soin de l'homme et de la planète que de générer des revenus financiers. C'est qu'un petit changement positif dans une entreprise mondiale peut avoir un impact important au sein d'un secteur.



Le fait de mener un dialogue actif avec ces entreprises contribue à améliorer leurs performances en termes de durabilité. Ce dialogue poursuit un triple objectif : sensibiliser davantage les entreprises au développement durable, influencer leur gestion et atteindre un rendement durable pour les actionnaires à long terme. “ Ce dont je suis le plus fière, c'est que nous constatons que nos questions entraînent un changement d'attitude ”, précise Rosl Veltmeijer, directrice de Triodos Research.

Triodos Research a abordé avec WhiteWave Foods le thème de la modification génétique et des cultures vivrières modifiées (OGM). La Banque Triodos, qui est opposée aux OGM, exige que les entreprises en réduisent l'utilisation et mènent une politique transparente à cet égard. Comme une grande part des produits WhiteWave Foods sont biologiques, et donc obligatoirement exempts d’OGM, l'entreprise répond aux exigences minimales. Désormais, dans le cadre du dialogue avec Triodos Research, l'entreprise développe aussi des stratégies pour ses produits non biologiques. WhiteWave Foods soutient le mouvement anti-OGM aux États-Unis, ainsi que les initiatives visant l'étiquetage correct des produits OGM.



Triodos Investment Management a remporté cinq fois d'affilée le Fund Award du meilleur gestionnaire de fonds durables décerné par La Libre Belgique et De Standaard.

En une minute, le professeur Pablo Tittonell, spécialiste de l'agroécologie, explique que ce que nous mangeons a un grand impact sur nous-mêmes, notre environnement et la société.